Caractéristique physique de l’homme :

Suite à un séjour prolongé en apesanteur certaines observations peuvent être faites

La gravité

 

Le premier gros  problème qui va gêner l’homme est la gravité : en effet elle peut s’avérer problématique et même parfois dangereuse. Les différents problèmes sont:

 

-Le mal de l’espace qui est déclenché par un problème d’équilibre dû à l’absence de pesanteur : sans pesanteur l’oreille interne fonctionne difficilement. Le mal de l’espace peut se traduire par un mal de tête, une sensation de désorientation ou même des vomissements. Le mal de l’espace disparait souvent au bout d’un ou deux jours de voyage, mais il peut réapparaitre chez certains astronautes si le voyage est trop long. Pour un voyage trop long le problème peut également se poser au retour sur terre. En effet, le retour sur terre peut provoquer des troubles, vertiges ou vomissements.

https://eternelleaudition.fr/oreille-humaine-appareils-auditifs.php

Schéma de l’oreille interne

 

 

-contrairement à la Terre ou le sang s’accumule dans les parties inférieures du corps, sur Mars presque deux litres de sang quittent les parties inférieures et vont s’accumuler dans les parties supérieures du corps.

 

-Dans l’espace le sang remonte à la tête et quitte les jambes. L’organisme humain va interpréter cette irrigation importante de la partie supérieure du corps comme une augmentation du volume sanguin. Or en apesanteur il y a une diminution du volume sanguin accompagnée par une diminution du nombre de globules rouges. Ce décalage entre le cerveau et le corps entraine la diminution de l’hormone antidiurétique ce qui entraînera une élimination urinaire massive  et une diminution de la sensation de soif . Il faut de six à huit semaines pour retrouver une situation normale.

 

-lors d’un vol spatial les globules blancs, responsables de la défense de l’organisme  sont également touchés. Et toutes les bactéries, les virus ou les champignons microscopiques peuvent entrainer des maladies. Ces maladies peuvent s’avérer plus dangereuses, car l’organisme est affaibli. Des filtres peuvent être utilisés pour purifier l'air. La situation est réversible une fois revenue sur Terre.

 

- Sur Terre, lors d'une inspiration, le volume qui pénètre dans la partie supérieure du poumon est deux fois plus élevé que celui qui pénètre dans la partie inférieure. En apesanteur, on n'observe rien de tel et la respiration est homogène.

Pour éviter ces problèmes de gravitation il faudrait pouvoir être en gravitation dans le vaisseau spatial. Pour cela, certains scientifiques comme Tsiolkovski ont émis l’hypothèse de maintenir le vaisseau en rotation autour d'un axe. Cette solution pourrait résoudre beaucoup de problèmes malgré le fait que la gravité ne puisse pas être aussi importante que sur terre. Mais certains problèmes d’ordre non psychologiques ou non liés aux radiations persisteront.

Conséquence sur les muscles du voyage spatial

Os : -Le problème de gravité  entraine une fragilisassion des os. En effet durant un voyage dans l’espace sous gravité 0 la colonne vertébrale s’agrandit et du calcium et certain minéraux quittent les os et partent par l’urine. Cette perte de calcium fragilise les os et le calcium en forte quantité dans l’urine peut provoquer un blocage de l’urètre ce qui nécessite une intervention chirurgicale.

De plus, comme la colonne vertébrale n’est plus soumise à la gravité, elle peut s’allonger de plus de sept centimètres en impesanteur.

Os sain                                  Os dans l’espace

                        

 

https://voyagemarstpe.over-blog.com/article-26580431.html

 

https://fandeclic.free.fr/fragilisation_des_os.html

 

 

  • Flux sanguin : En l’absence de gravité, le sang a plus de mal à circuler dans le bas de l’organisme, mais, au contraire, il circulera plus facilement dans le haut de l’organisme. Tout cela se produit, car sur Terre, le sang est attiré vers le bas grâce à la gravité, le cœur utilisera donc plus de ressources pour faire parvenir le sang en haut de l’organisme. Le cœur fonctionne de la même manière sur Terre que dans l’espace, ce qui explique cet afflux de sang dans le haut de l’organisme. Les conséquences sont : un gonflement de la tête et un amaigrissement des jambes.
  • ://voyagemarstpe.over-blog.com/article-26580431.html             https://fandeclic.free.fr/atrophie_musculaire.htm

     

    Les radiations

     

    -Dans l'espace, les astronautes pourraient être exposés à des rayonnements particulièrement dangereux. Ces radiations pourraient entrainer des cancers, des mutations, ou une diminution de la durée de vie. En effet dans l’espace les astronautes sont soumis à un rayonnement de 10950 millirems (l’unité des doses de radiation cette unité est couramment utilisée aux Etats-Unis) par jour alors qu’une personne vivante dans une région au niveau de la mer reçoit seulement 100 à 150 millirems par an.

    -En moyenne, un voyage vers Mars de deux à trois ans soumettrait l'équipage à un rayonnement de 50 rems, augmentant ainsi la probabilité de mourir d'un cancer. A la surface de Mars, la dose sera de neuf rems par an (six rems par an pour les habitations enfouies sous le régolite martien), soit une moyenne de 7,5 rems.

    Résumé :

    - Sang : chute du nombre de globules rouges. La réduction de l’oxygénation peut restreindre les capacités physiques.

    - Système immunitaire : lors d’un voyage dans l’espace, l’organisme produit beaucoup de lymphocytes T, c’est cette carence de lymphocytes T qui provoque une diminution nette de la réactivité du système immunitaire lors d’attaques. C’est un problème en apesanteur où les bactéries flottent malgré l’utilisation de filtres pour purifier l’air, ce qui laisse les astronautes relativement exposés.

    - Vue : l’angle du regard baisse de 10° à 15°.

    - Cœur : le ventricule gauche se rétracte jusqu’à 10 %. Ce phénomène peut accentuer la fatigue.

    - Foie : les réactions aux médicaments sont différentes sur Terre et dans l’espace. Les doses doivent être adaptées en conséquence.

     

     

 

<< point de santé si l'on ne se donne tous les jours suffisamment de mouvement. >>
 
de Arthur Schopenhauer
Extraint des Aphorismes sur la sagesse dans la vie.